• : Dans cette partie du monde, on ne parle pas de cyclone mais de typhon. On utilisera toujours la terminologie régionale.

En février 2007, le GIEC révélait ses conclusions sur l'avenir des zones littorales basses à l'horizon 2100. Dans le cas du Bangladesh, le trait de côte doit reculer sensiblement, affectant 30 millions de personnes, soit autant de "réfugiés climatiques".

Cette cartographie prend pour hypothèse une élévation des eaux de 90 cm. Mi-novembre, au creux de la dépression, la mer était montée de 5 mètres ... D'autres cyclones ont déjà touché le Bangladesh dans le passé. Celui de 1988 était moins puissant que Sidr.

(Reportez-vous au billet sur les climats du monde indien pour retrouver une carte des inondations de 1988 et saisir l'ampleur de ces dernières).
Pour prévenir de telles catastrophes, des abris en béton ont été construits dans les régions côtières où les populations ont le devoir de se réfugier en cas d'alerte. Sidr aura sans doute fait moins de victimes que le typhon le plus meurtrier de l'Histoire du pays, celui de 1970 (plus de 500 000 morts) mais il aura des effets économiques majeurs en plongeant dans le dénuement des millions d'habitants ...

Ce texte sur les effets des inondations de 1998 vous permettra de comprendre les enjeux actuels ...

La carte des précipitations au cours du passage du typhon Sidr montre que les abats d'eau sont élevés mais guère extravagants. Nulle part, semble-t-il, ils n'excèdent les 200 mm. Le trajet du typhon sur le continent est parfaitement visible (direction Sud-Sud-Ouest - Nord-Nord-Est). Mais c'est bien la baisse des pressions et la concentration des vents vers l'oeil du cyclone-typhon qui explique l'ampleur des destructions par la montée des eaux ...

Enfin, voici la trajectoire suivie par le typhon, apparu au large des Andamans et qui a atteint rapidement le niveau 4 de l'échelle Saffir-Simpson. On s'attendait à ce qu'il perde rapidement de sa puissance en atteignant le continent. Mais il s'est maintenu à 3 et ce n'est qu'en quittant le Bangladesh qu'il s'est essoufflé même si les précipitations ont alors réaugmenté avec le blocage de la masse d'air par la barrière de l'Himalaya. (carte précédente)