La carte doit être lisible ...

Ce n'est pas toujours facile et cela devient même totalement impossible quand on accumule les informations.

Deux principes à retenir pour éviter cela :

-- choisir les éléments qui seront cartographiés (l'établissement de la carte commence par un tri)

-- réserver une couleur dominante à un type de phénomènes ou une tranche chronologique selon le plan qui aura été défini pour la légende.

Dans le cas de cette carte, j'ai décidé de retenir trois couleurs de base qui correspondront à

1- l'évolution ancienne, sur le long terme, des liens avec la mer, constitutifs d'une puissance (nous serons alors en noir et blanc)

2- aux différents aspects de la puissance économique américaine liés à la mer et/ou à son exploitation (nous serons dans les tons de bleu)

3- aux dangers qui pèsent sur cette puissance et aux mesures qui sont prises pour les atténuer ou les supprimer, que ces dangers soient militaires, politiques ou environnementaux (le rouge dominera : couleur chaude des conflits et dangers) ...

Peut-être verrons-nous alors surgir une carte où le bleu, le blanc et le rouge se marieront harmonieusement.

PREMIÈRE CARTE INTERMÉDIAIRE

DEUXIÈME CARTE INTERMÉDIAIRE

TROISIÈME CARTE INTERMÉDIAIRE

Une erreur dans la légende : ajoutez "et caps" sur la ligne des détroits et canaux maritimes.

Arrivée à ce stade, la carte est pratiquement terminée. Mettre plus d'informations la rendrait illisible. Elle ne l'est encore (relativement) que grâce au respect d'un code couleur qui permet de se retrouver plus facilement dans une légende dense.

Ce qui reste à faire est assez simple : placer des noms de lieux sur la carte.

Vous remarquerez qu'à de très rares exceptions près je n'en ai pas inscrit sur les cartes. C'est un conseil : placer les noms au final, en surchargeant la carte. On peut ainsi choisir de faire ressortir telle ou telle information plutôt que telle ou telle autre. Rééquilibrer au besoin un traitement graphique qui aurait été trop déséquilibré en jouant sur la taille du lettrage. On peut aussi indiquer les noms avec une flèche pour ne pas accumuler les données sur un même espace.

Exemple : comment indiquer le blocus de Cuba en 1962 si ce n'est par une flèche étant donnée la densité des informations sur la mer des Caraïbes ? Idem pour l'intervention à la Grenade.

Sur cette carte, je préconise de nommer les détroits de Bab-el-Mandeb (Mer Rouge), d'Ormuz (Golfe Persique), de Malacca (Indonésie-Malaisie), de Suez, le Canal du Mozambique (entre Mozambique et Madagascar) (Remarquez au passage l'erreur qui s'est glissée dans la carte n°2 : la route maritime passe bien entre le continent africain et Madagascar et non au large).

Interventions au Kosovo, en Irak, à la Grenade pour les plus marquantes. Chine et Russie pour leurs marines de guerre.

La base de Pearl Harbor (centre de commandement de la 3ème flotte), celle de Dutch Harbor (ou base des Aléoutiennes, au Sud-Ouest de l'Alaska) (qui sont les premières ouvertes loin du territoire métropolitain dans le Pacifique) et manifestent une projection maritime.