Toujours les mêmes fractures actuelles : différences d'IDH qui montrent le niveau de développement. On insiste ici sur les différences : pas besoin dans ce cas d'indiquer le niveau des IDH. Sur les frontières : un trait unique représente des niveaux d'IDH équivalents dans les deux pays, un double trait (épais et fin) une différence forte (IDH supérieur côté trait épais), quand le trait est pointillé, l'écart est plus faible. Enfin, en gras et cercle épais : les niveaux supérieurs d'IDH.

Mais les fractures peuvent être plus anciennes et s'inscrire dans l'Histoire longue :

En trait épais rouge, le rideau de bambou auquel on peut ajouter en tirets épais rouges son prolongement, soit la limite de l'aire communiste. De cette période restent encore des foyers de tension persistants (à Taiwan, entre Corée du Nord et Corée du Sud) tandis que les tensions entre Chine et URSS (Russie), Chine et Vietnam ainsi que toutes les guerres d'Indochine ont disparu : traitement sous formes d'explosions rouges ou rouges et blanches quand la tension est retombée.

Les cercles roses représentent la sphère de coprospérité que l'on traitera comme une fracture vivace héritée des exactions et crimes contre l'humanité perpétrés par les Japonais pendant le second conflit mondial.

À la frontière des rivalités et de la tension, le niveau de développement et la croissance des pays asiatiques de l'aire Pacifique crée une forte pression sur les ressources : illustrée par le marché pétrolier. Les routes et le contrôle des gisements font l'ojet d'une rivalité tous azimuts.

Fracture actuelle : les types de régimes politiques. on a simplifié en opposant quatre grandes familles : en marron, les dictatures au nombre de deux (Birmanie-Myanmar et Corée du Nord), en hachures verticales grasses, les régimes peu respectueux des droits de l'homme, en hachures fines les régimes relativement démocratiques ou en voie de démocratisation (malgré des tensions fortes comme celle que l'on observe actuellement en Thaïlande). Enfin en bleu les démocraties.

Contrairement au premier exmple de corrigé, on n'est pas obligé de s'attacher à la description exhaustive des religions de l'espace. Seul l'islam peut poser des problèmes graves avec la montée des intégristes : on a donc repéré en vert les terres musulmanes et indiqué dans des explosions vertes les foyers de tension ou d'insurrection musulmane, et sous forme d'explosions sur fond vert les attentats attribués à Al Qaida ou à sa mouvance.

Vieil héritage de la guerre froide : la tension née de la présence des armements nucléaires représentés sous forme de fusées.

Enfin, tension plus récente aux frontières : le Triangle d'or de la drogue qui voit les forces militaires de chaque pays intervenir.

L'essentiel, dans ce corrigé, est de rester lisible, ce qui manquait au premier essai. D'où la suppression de nombreuses informations qui rendaient le premier corrigé trop dense.

Les rivalités sont l'aspect le plus délicat à traiter car on tombait vite dans la tension. Sur le plan économique essentiellement, ce critère "rivalité" peut prendre la forme paradoxale de l'ASEAN. Paradoxale parce qu'il s'agit d'une association de pays (représentée sous la forme d'une ellipse, plus lisible que toute autre forme sur une carte comme celle-ci) (il faudrait bien sûr en exclure Timor Est) qui établit progressivement des accords de libre échange avec les trois puissances asiatiques du Nord : Chine, Japon et Corée du Sud (représentés sous la forme de traits jaunes reliés à ces trois pays et unissant chaque pays aux autres). Mais la Chine fait peur avec son marché attracteur d'IDE mais difficilement pénétrable et encore trop compétitif (représenté par une demi-ellipse au trait plus large ainsi que par des traites en pointillés dès qu'on tente de pénétrer sur le territoire chinois). La rivalité avec la Chine prend alors un tour inhabituel avec la volonté affirmée d'établir des relations privilégiées avec des pays extérieurs à la zone pour trouver un contre-poids à la Chine (d'où les flèches vers Australie, Inde et Nouvelle Zélande).

Je vous rappelle la régle de base à toujours appliquer : reporter les noms au dernier moment pour les rendre plus lisibles. Et avec une taille de lettrage différente selon l'importance qu'on veut conférer à tel ou tel élément. Caractères d'imprimerie uniquement. Et à l'encre ou au feutre. Pas au crayon à papier.

Arrivés à ce stade de l'élaboration de la carte, un retour sur la première version de la carte (billet précédent) s'impose : pour arriver à un niveau équivalent d'informations, il reste les effectifs militaires, les marines de guerre, les conflits-tensions intérieurs et les espaces disputés entre plusieurs pays ainsi que l'OCS à ajouter. Ce sont des éléments qui prennent peu de place (sauf pour l'OCS dans le traitement de la première version de la carte) et qui ne rendront pas la carte illisible.

J'ajoute enfin un oubli regrettable en termes de rivalités : les gazoducs sibériens vers la Chine ou le Japon (?)

Le but est déjà pratiquement atteint : rendre la carte plus compréhensible. (Elle le sera davantage encore par la construction de la légende).

Ce qui donne au final (et avant de placer les noms) :

Plus lisible, vous en conviendrez, que la carte présentée précédemment (pour mémoire) :