Le principe était le suivant : (reprenez les statistiques fournies)

Calculer le degré d'ouverture des agricultures africaines en comparant les échanges agroalimentaires extérieurs avec le PIB agricole. On pouvait alors dégager plusieurs groupes de pays que j'ai ici simplifiés en deux groupes : les pays ouverts (dans les tons jaune et brun) et les pays peu ouverts sur l'étranger (dans les tons de vert).

Une fois cette première partition de l'espace effectuée, il suffisait de tenter de la corréler avec les chiffres de la nutrition pour s'apercevoir que les situations étaient extrêmement variées et que, décidément, toute simplification est abusive et confine à un travestissement de la réalité.

J'attire votre attention sur la légende, construite en trois parties (comme d'habitude).

Il faut, dans la mesure du possible, traiter ouverture et défi alimentaire en parallèle et jamais l'un après l'autre.

L'ouverture ne signifiait pas forcément ouverture sur l'extérieur (les chiffres statistiques de l'urbanisation étaient là pour vous mettre sur la bonne voie). L'ouverture se fait donc à deux échelles au moins.

J'attendais aussi de vous que vous puisiez quelques informations dans vos connaissances en dehors du dossier soumis à votre sagacité. Il était évident que les exportations européennes et américaines fortement subventionnées devaient apparaître du fait des perturbations qu'elles sont susceptibles de créer dans les systèmes agricoles locaux.

Je n'ai pas replacé les axes de transport et les ports car je ne voulais pas traiter les infrastructures de transport en tant que telles. Ce qui m'intéressait, c'était plutôt les flux. On s'aperçoit cependant assez nettement sur la carte que les systèmes les plus ouverts sur l'étranger sont situés sur les côtes de façon préférentielle (couleurs jaune et brun) tandis que l'intérieur, comme on pouvait s'y attendre, est le domaine du vert sur la carte : systèmes vivant en relative autarcie.

Pour qu'une carte, même complexe, soit relativement lisible, il faut que le code couleur soit maîtrisé. Dans ce cas, vert, jaune et brun sont déjà connus. Vous remarquerez que j'ai réservé le rouge (les couleurs s'en rapprochant) à tous les phénomènes liés à l'ouverture sur l'étranger. Ainsi, les cercles concentriques, les flèches, sont plus lisibles et immédiatement perceptibles.

DOCUMENTS FOURNIS