Les Ovimbundu dont il est ici question sont les principaux combattants de l'UNITA de Jonas SAVIMBI, chef nationaliste anti-communiste, soutenu par l'Afrique du Sud. Il s'oppose donc pendant 27 ans (jusqu'à sa disparition) au MPLA (Mouvement Populaire de Libération de l'Angola, soutenu par le bloc de l'Est et des mercenaires cubains. C'est le MPLA qui finit par vaincre dans cette guerre civile.

Un cas très proche, même si la guerre civile a duré dix ans de moins, celui du Mozambique. D'un côté le FRELIMO (Front de Libération du Mozambique de Samora Machel), dans le camp soviétique (et qui se convertit à l'économie de marché et au multipartisme en 1992). De l'autre la RENAMO, soutenu économiquement et militairement par les pouvoirs blancs de Rhodésie (futur Zimbabwe) et d'Afrique du Sud.

La fin de l'empire soviétique et l'évolution de l'Afrique du Sud, 10 ans après la fin du pouvoir blanc rhodésien, amène les deux mouvements aux Accords de Paix de Rome en 1992. Le passage à la démocratie est donc plus rapide et plus pragmatique. La RENAMO (Résistance Nationale Mozambicaine) était de plus en plus isolée comme le montre la carte car ses bases arrières étaient limitées par des frontières avec des régimes hostiles au système d'apartheid (Zimbabwe, Malawi, Tanzanie et Zambie). Son seul soutien étant à partir des années 1980s l'Afrique du Sud, l'évolution politique de ce dernier sonnait le glas de la rébellion. Enfin, l'enjeu des transports (chemins de fer Ouest-Est représentés en rouge) vers l'hinterland international du Mozambique rendait la recherche d'un accord vital pour les deux parties. Maputo a besoin de l'Afrique du Sud en 1992 ainsi que de ses autres voisins : le pays ne peut plus se satisfaire de la présence d'une rébellion qui coupe les voies vers les mines zimbabwéennes notamment.